Avril 95 - La Badinerie est sur les routes italiennes: Rome, Padoue, Venise pour terminer à Paris. Au programme, la symphonie nº5 de Schubert et le Requiem de Mozart. L'équipage est composé de 3 cars, deux pour le choeur et un pour les musiciens et leurs instruments. Voyage agréable pour l'ambiance dans le car mais quand même pénible pour la longueur du trajet en une étape jusqu'à Rome.
Le soir, concert dans une église romaine. On espère que les entrées permettront de boucher une partie du trou financier béant qui se profile à l'horizon, vu les faibles subsides que nous avons reçus.
Catastrophe, les églises sont exclusivement des lieux de culte et pas des salles de concert, sauf à la limite pour exécuter une oeuvre religieuse: le Requiem, ça passe, mais la symphonie...
Recatastrophe, pas question de faire entrer les marchands du temple dans une église: nous chantons pour la gloire de Dieu et donc interdiction formelle des Monsignori de faire payer une entrée aux auditeurs. On essaie bien discrètement, mais non, ils sont là et menacent de nous flanquer dehors. On pourra faire la collecte pour parer à nos menus frais. Le concert marche bien; les spectateurs (pardon, les fidèles) sont émus; on espère que la collecte sera bonne.
Elle le fut : environ 30 000 lires (15). Pas mal pour payer 3 cars, une centaine de choristes, une trentaine de musiciens et le reste... La prochaine fois on chantera sur le parvis ou sur la place et on fera la manche
Jean-Pierre Auquière - Basse